Nouvelle publication
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LE ROMAN "LES PRÉCAIRES DU BONHEUR", DONT LE RÉDACTEUR DE CE BLOG EST L'AUTEUR, EST DÉSORMAIS DISPONIBLE SUR LE SITE ÉDILIVRE PARIS link |
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AU FOND
Au fond j’m’en fous
que vous creviez la gueule ouverte
la tête enfoncée dans vos crédits
dans vos devoirs, soumis aux interdits
Au fond j’m’en fous…
Au fond j’m’en fous
que vous dormiez devant la TV, inertes
sans avenir, résignés, tellement abrutis
scrupuleusement obéissants, si soumis
Au fond j’m’en fous…
Esclaves de naissance, serviteurs par nécessité…
Vous adorez un dieu imbécile devant qui vous crevez
les mains tendues mais le front prudemment incliné
Du berceau au cercueil, comme vous le chérissez
cet esclavage qui tant vous rassure, illusoire sécurité !
N’avez-vous jamais eu que le sort que vous méritiez ?
Au fond j’m’en fous
que vous creviez la gueule ouverte
la tête enfouie au fond du désespoir
le cœur crucifié à force de ne plus croire
Au fond j’m’en fous…
Au fond j’m’en fous
de tous vos rêves inconstants d’îles vertes
des pages de ces journaux que vous tournez
sans jamais douter qu’ils impriment la vérité
Au fond j’m’en fous…
Ah ! oui, décidément, que vous êtes bien nés
la bouche interdite, les yeux soigneusement baissés
à ne rien penser et, surtout, à ne jamais rien dire
Il est dangereux d’émettre un avis sans y être invité
Cette leçon, vous l’avez bien apprise, l’avez assimilée
jusqu’au point de faire taire en vous le moindre soupir
Au fond j’m’en fous
de vos détresses affichées en simulacres
dans le décor en carton pâte d’un théâtre
où vous n’enrichissez que vos psychiatres
Au fond j’m’en fous…
Au fond j’m’en fous
que vos malheurs entretiennent vos illusions
que vous confondiez la fiction avec la raison
et la prison du quotidien avec un tendre cocon
Au fond j’m’en fous…
Lorsqu’alors la gorge tranchée par le couteau
du pouvoir et des lois que tant vous respectez
vous saurez enfin que vous vous êtes fait berner
Il sera hélas trop tard pour faire éclater l’étau
qui étrangle déjà votre existence de son absurdité.
N’avez-vous jamais eu que le sort que vous méritiez ?
Au fond j’m’en fous
que vous creviez la gueule ouverte
la tête enfoncée dans vos crédits
dans vos devoirs, soumis aux interdits
Au fond j’m’en fous…
Rémy Rey
(Ce texte est déposé à la Sacem et ne saurait être utilisé sans autorisation préalable de
l'auteur.)
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Pourquoi continuer à respecter un système qui ne nous respecte plus? |
| "A vous maintenant, les riches! Pleurez à grands cris à cause des malheurs qui viendront sur vous! Votre richesse est pourrie, vos vêtements sont mités. Votre or et votre argent sont rouillés; et leur rouille s'élèvera en témoignage contre vous et dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans ces jours qui sont les derniers! Voici: le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues jusqu'aux oreilles du Seigneur des armées. Vous avez vécu dans les voluptés et dans le luxe, vous avez rassassié vos coeurs au jour du carnage. Vous avez condamné, vous avez tué le juste; il ne vous résiste pas." (Jacques 5: 1-6) |
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